dimanche 20 mars 2016

Le peuple de Lou

cours ! il fallait qu'elle coure. C' était la seule chose qu'elle savait et elle s'y rattachait avec espoir. Où était ses parents ? Où était elle tout simplement , Perdu dans la brume et dans le noir, la pénombre paraissait l'engloutir avec appétit tandis qu'elle s'élança vers le prochain rocher. Même si elle était à bout de souffle, elle devra toujours courir, ne jamais se retourner...C'est ce qu'on lui avait dit, c'est ce qu'on lui avait ordonné et c'est ce qu'elle devait faire. Mais ses pieds écorchés l'abandonnait, ses mèches rebelles collaient à son front en sueur...Elle était perdue dans une forêt froide et glaciale d'une nuit dangereuse, seule, à mener un pas vers l'autre en un rythme suffoquant. Soudain une goutte de sang perla le long de son bras droit, elle avait percuté un arbre et s'était entaillé profondément de la main jusqu'au coude. La couleur la fit s'arrêter, horrifiée. Puis, comme une colère des cieux, une bourrasques de vents surgit devant elle et la fit reculer violemment. Elle se laissa tomber sur le sol tout en étouffant un crie lugubre provenant de son dos distordue. Une présence la submergea et la fit se relever aussitôt. Comment expliquer cette odeur ? Cette impression oppressante de danger et à la fois de peur ? Une horreur, un gout amer qui l'emprisonnait, paralysé dans les ténèbres.
- booonnjouuurr toi !
Un rire, aussi glauque qu’incontrôlable prit l'inconnue. Il continua, de plus en plus fort, à en crever l'âme de Lou, à lui en extraire chaque entrailles jusqu'à ce qu'un vide ne l'importe, réellement assassinée par l'épouvante de cette rencontre. Elle déglutie, elle s'était arrêté, elle n'aurais pas dut ! Non, elle avait faillit à sa mission, elle avait renoncer à la vie, elle avait désobéit au ancien. Que son peuple devait être en colère et éprit de remords d'avoir autant enfouit en son cœur, une confiance si forte. Mais elle ne pouvait maintenant qu'accepter de mourir, son destin funèbre allait la rattraper et l'amener à sa mort. Quelle triste fin macabre...Mais, tout à coup, elle se rappela. Diaspora, abject dispersion de son peuple..Un groupe de vers, simple et honnête, qu'un poème assimilait à un impact de grisou en son cœur. Il y avait maintenant 1 ans, la joie autour d'un feu répondant à un bonheur majestueux fut détruit. Leurs terres, saccagé par un bruit vrombissant provenant du fond de la forêt débuta cette guerre sans merci. Leurs arbres, source de bien être, de respiration saine et puissance à leur territoire naturelle...Toute cette beauté, coupé, taillé. Des miettes éparpillé sur un champs de bataille tandis qu'il y avait un désire de pouvoir inégalable cher les ennemies. Elle n'avait jamais sue comment aider son peuple inca, de ces peintures sur son visage, de ces accoutrements fait de peau de bête...Elle était en tout point l'une des leurs, une fille de la terre, ressourcée par la nature et le soleil. Mais alors...Pourquoi devait elle courir ? Pourquoi était elle seule ? Sans aucun groupe ni aide, ne serais ce ces voix dans son cœur. Elle se répéta sans cesse...
- Je suis hantée mère, mère du mal, mère de la peur...Quel est donc cet appel qui me ronge le cœur ? Qui fissure mon cher moi, absorbe tout âme bon et loyaux à ton insu, extrait cette tristesse et colère pour venir la déposé sur mes frêles épaules ? Mère...Où sont mes compagnons, mon peuple, mes amis et ma famille ? Et surtout... Qui suis je ?

                                                                      ( A suivre )





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