samedi 13 février 2016

La curiosité d'Anna



Au Moyen-Âge, Anna avait un regard hypnotique dut à ses yeux jaunes, tels ceux d'un fauve sauvage et dangereux. Mais elle était exactement cet animal, prête à bondir sur sa proie lorsque l'on détruisait ce qu'elle chérissait et qu'elle voulait à tout prix protéger. Tout cela venait de ses origines, on pouvait percevoir au-delà de cette si magnifique et incroyable couleur, les reflets du soleil et de ses rayons fabuleux. Au tout début de notre monde, les planètes et l’univers furent créé dont le soleil, une étoile importante et brûlante nous préservant d'un chaos certain. Mais la naissance d'Anna était relié à celle de cette source de lumière, comme si sa mort allait engendrer la sienne. Cependant, la tristesse qui était marquée sur son visage était dû à la perte de ses parents lorsqu'elle était jeune, se rendant alors dans un orphelinat où la solitude pesait sur ses frêles épaules. Sœur Dominique était si stricte et sévère qu' Anna la craignait, y avait peur et se cachait tapissé dans les recoins de l'église. Elle vivait dans la pénombre, suffoquante alors que la lumière était à porter de main, à l'extérieur où le beau temps devrait la réanimer de toutes douleurs. Elle essayait de recouvrer du réconfort avec une bougie qu'elle portait toujours sur elle, elle détestait le noire, elle avait cette sensation d'être happée par l'inconnu et les quelques bruits qu'elle entendait devenaient toujours bien plus horribles qu'en réalité. Tout cela ne lui ressemblait pas, un lion fuyant, angoissé contre un autre être de sa même communauté..n'était ce pas pathétique ? Anna pensait la même chose, elle ne pouvait plus se laisser faire, elle ne pouvait pas contrôler cette rage de s'en aller définitivement de cet endroit mesquin. Elle décida de se rebeller afin de rencontrer au moins une dernière fois, le soleil ardent d'une pleine journée. Elle passa accroupit la chambre, se roula pour accéder au salon et enfin, en pleins parcoure du combattant, rampa à la porte toujours aussi déterminée. Sa jambe se blessa, sa peau était à plusieurs endroits écorchés et elle poussa quelques cries étouffé en répondant à un silence de mort afin de ne pas être repéré. Sœur Dominique dormait, elle empoigna avec un calme remarquable la poignée et réussit à ouvrir la porte doucement. Un petit son rauque, celui du glissement de l'ancien bois sur le sol abîmé retentit alors qu'Anna était déjà dehors. Elle se trouvait dans le jardin, dans la cour toujours close, encore dans cette église mais isolé de l'extérieur telle une prison. Mais elle apercevait le soleil, elle en était aveuglée...C'était si beau et douloureux à la fois, comme si nous ne contrôlions plus rien... emporté par cette beauté et cette lumière pourtant dangereuse... Anna était le soleil, le soleil était Anna... elle allait revenir dans le noir total d'une pénombre abjecte lorsqu'elle entendit une voix forte et bouleversante :

- mademoiselle Anna ! retournez immédiatement dans votre chambre !
certainement, juste pour rêver de revoir un jour cet incroyable spectacle qui avait rassasié un instant... sa curiosité.

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