dimanche 21 février 2016

Idées macabres

Coucou !! Hier j'ai écri un épilogue qui pourrai passer par un livre. Dite moi ce que vous en pensez et peut être que je poursuivrai cette idée ! Alors je vais vous le faire paraître comme la nouvelle, par plusieurs extraits.

Extrait 1 : 

Un noir presque total, qui m'engloutissait dans ses recoins funèbres m'offrait dangereusement aux ténèbres. Je frissonnais, éprise d'une folle envie de quitter cette pénombre qui me faisait si peur. Où étais-je ? Quelle était cette sensation de paralysie qui m'étouffait ? Je fermai les yeux pour les rouvrir... était-ce une impression où j'étais réellement prisonnière ? Comme si je ne pouvais plus bouger, mes membres ne répondaient plus de rien et ma respiration devînt haletante. Que quelqu'un m'aide ! Je me sentais happé par la terreur et... étais-je seule ? Je me mis à crier de toutes mes forces, mais un silence d’aplomb me ramena à cette dure réalité. Oui, il n'y avait que moi ici. Je me débattais alors de ses liens invisibles qui m'enlaçaient vigoureusement. Des sortes de chaines, qui s’effritaient sur ma peau écorchée. Je me sentis saigné, le rouge macabre d'une blessure coula le long de mon poignet pour venir s'égoutter sur le parterre sanguinolent. Ce bruit... imperceptible de volume et de reflet me faisait penser à quelque chose. Il ne touchait pas le sol, il percutait un objet, vide et pourtant bel et bien réelle. Je tentai de tourner la tête, il me fallut un temps indescriptible pour enfin apercevoir la source même de ces échos surprenants. Mes yeux ne virent que l'horreur et la désolation. Je voulus éviter cette image mais je ne parvenais plus à tourner la tête, elle restait figée sur cette réalité impossible. Des morts... Des centaines de cadavres se trouvaient sur le sol emplie de sangs séché et de poussières. Je me mis à trembler de tous mon être. Des crânes, penchés en ma direction, comme si ces défunts me regardaient en me maudissant. Leurs orbites macabres sans leurs yeux avides d'espoir et de fin mortelle, étaient tourné en ma direction, comme un centre qui regroupait tout le malheur et la peur du monde. Sur mes frêles épaules, je recevais en ce jour la crainte et l'inquiétude humaine d'un peuple meurtrie. Je voulais me débarrasser de cette impression d'enfermement, de cette pièce qui empestait la mort et me terrifiait. Mais j'étais liée, rattachée à cette chose déversée sur un sol immaculé de leurs dépouilles. Rien ne me retenait, qu'une psychologie simple et incompréhensible d'attaches irréelles. Je pouvais me défaire mais j'étais paralysée, sentant alors une présence autour de moi. Mon cœur se noua, je percevais les pas de l'être, sentais chacun de ses souffles étouffés. Quelqu'un était là, tournait autour de ce même point que je représentais, allongé de tout mon corps sur une plaque métallique. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire