mardi 23 février 2016

Fin sépulcrale




Une sorte de monstre au visage difforme qui respire, à une silhouette commune à la mienne, mais qui est d'une pâleur affligeante et fait si peur que j'en ai encore la nausée. Oui...cette lourdeur dans mon estomac me faisait si mal... Il fallait que j'aille... Vomir ! Je poussais avec difficulté mon père qui ne fit rien à part me fixer d'un air interrogateur et inquiet. Je rampai jusqu'à la salle de bain ou je m’étalai de tout mon corps, la tête près de la cuvette, laissant toute ma peur et cette sensation terrifiante d’appât s'extirper de mon corps. Je sentais la sueur perlée sur mon front,mes mains tremblées en accord avec mes jambes qui ne tenait même plus mon propre poids. Je fus prise d'une quinte de toux, mon père vînt à ma rencontre mais je fermai la porte brusquement. J'entendis sa voix m'appeler, son poing tambouriner contre la porte en sachant la rage qui l'animait. Ce n'était pas la première fois... Que tout cela m'arrivait. Il y avait deux ans, j'avais été dans cette même situation mais la présence en question n'était qu'une femme perdue entre les deux mondes. Celui de la mort où l'attendait soit l’enfer soit le paradis et celui de l'extrême discernation. Nous l'appelons ainsi, puisque c'est l'esprit en lui-même qui n'arrive pas à discerner le chemin des morts et vivant, venant hanter alors les humains. Mais... Cette femme qui m'avait animé chaque nuit ne m'avait jamais fait de mal, et était alors... Disons tel un enfant, un gentil. Mais celui avec qui j'avais affaire n'avait rien de cela. Je ne pouvais expliquer à mon père la nouvelle peur qui me dévorait. Cet esprit n'est pas un gentil... Tout comme je n'étais pas entièrement humaine. Il me voulait et j'étais à sa merci lorsque je m'endormais, emportée par le sommeil. Dans ce monde où je pouvais le contrôler, la lumière le détruisait alors que dans le noir absolu d'une nuit sans pareille, il pouvait tout à fait me dévorer s'il en avait envie. Je m'appelle Marie, j'ai 16 ans et je suis...disons... Une exorciste.

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