vendredi 12 février 2016

La gourmandise de clémence

Clémence, elle était d'une gourmandise sans pareille, voulant croquer à pleine dent sa vie dangereuse et trépidante. Elle était constamment en quête de saveur exquise et majestueuse. Dans la semaine, elle parcourait les jours telles des délices et repas consécutifs. En effet, elle se trémoussait dans des bains succulents aux plusieurs parfums magiques. Le lundi, elle savourait la vague de chocolats au lait, l'emportant dans le courant lointain de ce goût enivrant. Le mardi, par ce coulis de cerises aux nuances rose bonbon, elle s'y noyait avec folie. Mercredi, jeudi, vendredi... Passant d'un nappage caramel qui animait tout son esprit d'oubli unique, aux parfaites couches de fruits confits. Mais a seulement dix ans, elle arpentait seule les rues de Londre à la recherche d'un petit bout de pain qu'elle pourrait précieusement cacher au creux de sa veste ancienne et sale. Les cheveux en bataille, elle s'arrêtait parfois pour fixer d'un regard désireux, les multiples desserts d'un prestigieux magasin de sucrerie. Un palais avec des reflets bleus et roses mélangé d'un vert presque hypnotique. Toutes ces teintes de couleurs différentes et succulentes attisaient sa curiosité dévorante. À chaque fois, elle ne pouvait s'empêcher de regarder la grandiose statue de chocolat puis, la maison en pain d'épice qui faisait la taille de celle d'une poupée. Un jour, alors qu'elle tendait sa main pour recevoir quelques miettes s'il le fallait, elle reprit le chemin pour rêver d'un énorme bonbon à son endroit préféré. Mais, cette fois-ci, ce fut différent. La femme qui tenait ce si beau petit lieu, sortie un instant et, offrit à Clémence, une barre enrobée de son merveilleux petit sachet multicolore. Clémence aurait voulu de cette si belle statue, de cette maison en pain d'épice qui faisait dix fois sa taille... Pas cette ridicule sucette ou biscuit qui ne prenait que la moitié de sa paume de main ! Mais, remerciant la généreuse femme souriante, elle ouvrit son cadeau et croqua dedans en imaginant toutes les saveurs possibles. Une explosion intense et brûlante lui parcourut tout le corps. Le chocolat était si bon...Le praliné avait un goût caché qui se révélait au bout de la deuxième bouchée... Lorsque Clémence repartit et dit au revoir à la dame, elle se remémora ce goût subtil de bonbon préparé avec soin. Elle n'avait pas besoin de cette si grande statue, ni de cette si majestueuse maison... Juste ce qu'il fallait pour la rassasier un jour ou deux d'une gourmandise absolue. elle avait si longtemps voulu d'un si magnifique petit repas... Et dans ce monde... Elle y avait, en fin de compte... rêvé mille fois et inspiré ma plume.

2 commentaires:

  1. Miam. Gourmande je suis et je reste...Dans ma tête et pas dans ma bouche, ce serait mieux

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  2. c'est vrai, je pense être pareil !! :D

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